La couleur du ciel est parfois irréelle
« Ciel Jaune » est né d’abord d’un texte et d’une ambiance musicale.
Les mots de Bernard Rambaud étaient déjà là, forts, visuels, troublants. Ils dessinent un paysage flou, jauni, presque irréel, comme une photo ratée qui dirait pourtant quelque chose de très juste sur notre époque.
En parallèle, Alexandre Abdili a créé l’univers sonore du morceau.
Des sons de synthé ondulants, parfois légèrement angoissants, avec des vibratos qui rappellent le flou des images et des perceptions. Sa basse Fender, profonde et chaleureuse, vient poser un socle organique. La boîte à rythmes TR-6 structure le morceau, tandis que la caisse claire de Bernard Rambaud, jouée en roulements, apporte une présence humaine, une chaleur, un souffle dans la machine.
C’est à partir de là que je suis intervenue !
Je me suis imprégnée du texte et de cette matière sonore, puis j’ai cherché à faire le lien entre les deux. J’ai apporté ma pâte en trouvant la mélodie, le rythme du chant, une façon de dire et de chanter les mots qui me ressemblait. Une interprétation entre parlé, rythme et mélodie, guidée par l’écoute et la sensation.
J’aime les sons, leurs textures, leurs vibrations.
Dans « Ciel Jaune« , la voix devient elle aussi un son à part entière, une couleur de plus dans ce paysage brumeux.
Ciel Jaune est une traversée, une atmosphère.
Un ciel lourd, tout jaune, qui plane au-dessus de nous.
Paroles : Bernard Rambaud
Composition : Élodie Bernigal & Alexandre Abdili


« Ciel Jaune «
Comme une photo ratée,
Floue, trouble, jaunie,
Couleurs éclatées
Aujourd’hui, aujourd’hui, aujourd’hui…
Ce matin, ciel tout jaune
Partout, le brouillard
Certains s’en étonnent
Le hasard ?
Sépia ? Vraiment ? Sépia ?
Pas pia, c’est bien pire
A en croire les médias
Pas d’quoi rire
Il a l’moral à plat
Il est en colère,
Il voit les galères
Tout en bas
C’est notre bon vieux père
Père qui est aux cieux
J’crois qu’il désespère,
Pauvre bon Dieu…
Ce matin, ciel tout jaune
Partout, le brouillard
Certains s’en étonnent
Le hasard ?
Sépia ? Vraiment ? Sépia ?
Pas pia, c’est bien pire
A en croire les médias
Pas d’quoi rire
Il veut prendre la fuite,
Et puis s’est ravisé
Prendra juste une cuite
Noires pensées.
Et comm’ je pleure, il pisse
Vomit sur la terre
Ses verres de pastis
Le pater
Ce matin, ciel tout jaune
Partout, le brouillard
Certains s’en étonnent
Le hasard ?
Sépia ? Vraiment ? Sépia ?
Pas pia, c’est bien pire
A en croire les médias
Pas d’quoi rire
Tout jaune, tout jaune, tout jaune, le ciel …
Paroles : Bernard Rambaud
Composition : Elodie Bernigal & Alexandre Abdili
La version studio à découvrir sur toutes les plateformes de streaming !
chanson co-composée avec Alexandre Abdili
Album Super Eden
Version Album
Pour aller plus loin : L’album Super Eden
Si cette chanson vous parle, je vous invite à découvrir ou redécouvrir l’album Super Eden, dont elle est extraite :